Journée charnière

Aujourd’hui est ma dernière journée au gouvernement d’ici 2012, si tout va bien. Je quitte pour une sabbatique et vais aller travailler au fédéral pour un bout, puis je verrai par la suite (j’ai quelques mois sans emploi, on verra…).

Je me permet donc un petit bilan de ces années passées au gouvernement, je regarde derrière pour mieux me préparer vers l’avant.

Mes débuts

Ainsi, quand je suis arrivé au MSP, en 2001, c’était comme technicien. Je venais à peine d’avoir mon poste permanent, le PIV venait tout juste d’être approuvé (avec des normes qui, déjà, étaient dépassées), on avait le tout nouveau et rutilant (pour l’époque) IE6. Bref, c’était une période qui annonçait de gros changements.

On commençait à voir un intérêt pour les normes et standards Web. J’ai alors connu des gens comme Benoît Girard, qui organise les WebÉducation, Sylvain Carle, Denis Boudeau (cybercodeur à l’époque) et j’ai appris beaucoup de ces personnes.

Des présentations et une implication…

En 2002, j’ai ouvert ce blogue, où je continue encore à publier de temps en temps. J’ai aussi changé de statut, pour devenir professionnel. Bon, pour le commun des mortels, ça ne change pas grand chose, mais mes collègues du gouvernement vont comprendre.

J’ai approché Benoît pour faire des présentations au WebÉducation, j’ai commencé à m’impliquer sur la liste des Webmestres, j’ai participé à des comités interministériels, bref, je voulais faire avancer les choses.

Mes premières présentations traitaient des normes Web, les CSS et le Web en général. Je ne sais plus combien de fois je me suis retrouvé en avant au WebÉducation (sans blagues). Par la suite, le Web ayant changé, on parlait moins de normes, plus de Web social, d’analytique Web, d’utilisabilité

Je sentais que je pouvais peut-être faire une petite différence, faire bouger les choses. Nous avons engagé des stagiaires, j’ai même formé des collègues d’autres ministères en les prenant en stage au bureau. Plus il y a de gens qui savent bien utiliser le Web, mieux le gouvernement se portera.

Au début, je travaillais surtout sur le design de systèmes, comme web designer puis comme spécialiste de l’expérience utilisateur. Je faisait surtout des CSS et les gabarits HTML et, plus tard, j’ai bifurqué vers les wireframes, architectures de contenu, tests d’utilisabilité et autres sujets palpitants.

En 2006, gros changement, mon équipe se retrouve responsable du Web pour les organismes ministériels. Je deviens donc chargé de projet et dois sélectionner un CMS pour le MSP. On fait une étude et on choisit TYPO3. Depuis, nous avons une trentaine de sites montés sur ce produit.

Un point culminant

Depuis 2007, mon équipe n’est plus impliquée dans le développement de systèmes au ministère, nous ne faisons que du Web informationnel. C’est dommage, mais nous avons eu un projet pour nous occuper: la refonte du site ministériel.

Ce projet a été le point culminant de ma jeune carrière. Je crois que c’est un succès. Il a été bâti sur d’autres succès, comme le site Internet du Bureau du coroner.

Tout y est passé: la gestion de projet, l’utilisabilité, l’enquête utilisateur, l’intégration Web, l’accessibilité. Bref, ça a été une occasion superbe pour mon équipe et moi d’apprendre et de mettre en pratique nos connaissances, de prouver nos compétences.

Un besoin de changement

Depuis, je dois avouer que c’est un peu moins excitant. Le site a été mis en ligne en avril dernier, mais peu de projets sont venus par la suite. Nous connaissons tous le contexte gouvernemental actuel, avec les limitations budgétaires et les réglementations plus lourdes, ce qui limite grandement le développement du Web.

J’en étais rendu à une période charnière. Je devais voir ailleurs, faire autre chose pendant un certain temps. Une sabbatique était donc toute indiquée et je reviendrai en 2012 avec un nouveau bagage et, peut-être que, d’ici-là, les choses vont reprendre tranquillement.

Le Web me tient à coeur, surtout au gouvernement. On pourrait tellement faire plus! Je souhaite continuer dans la même veine et faire avancer les choses.

Mais pour l’instant, je prend une petite pause…

One Comment

  1. Anonymous

    On pourrait tellement faire plus!
    Ta pharse m’interpelle et je te donne 110% raison.
    Continue à croire… car tu n’es pas seul on est au moins deux… Ce mammouth, on va le faire bouger même de quelques mm par nos convictions!
    Un collègue du gouvernement!

Comments are closed.