Cette semaine avait lieu le Webcom à Montréal. J'ai eu la chance d'y participer et ce, in-extremis, car mon inscription s'est faite mardi en après-midi. Je me demandais s'il allait rester de la place, me référant à mes expériences passées des divers Webcom, et non, aucun problème de ce côté... j'ai compris ce mercredi.
J'ai toujours aimé les conférences Webcom. Le tout se déroule au siège de l'OACI, un lieu superbe dans le centre-ville, de grandes salles confortables. Les conférenciers, les panels, tout est généralement à la hauteur...
J'ai eu la chance, l'automne dernier, de discuter avec Michel Chioini au sujet du volet eGouv du Webcom, principalement en tant qu'organisateur du Gouvcamp de Québec et il mentionnait que le Webcom se veut un événement avec un certain prestige, une notoriété. Effectivement, c'est le cas. Mais il me semble que l'aura commence à pâlir un peu.
Peut-être est-ce moi qui suis blasé des conférences, peut-être suis-je rendu plus difficile et je me permet un regard plus critique, mais le Webcom de mai 2012 m'a déçu. Sur plusieurs points.
Mes impressions...
Pour avoir discuté avec plusieurs participants réguliers, je ne suis pas le seul à avoir senti un essoufflement, un manque d'intérêt ou de vivacité. Les premiers Webcom étaient électrisants, on sentait une énergie, une volonté... tout ça semblait disparu. Les mauvaises langues pourraient dire que c'est à cause du volet eGouv qui siphonne toute l'énergie! Bah, peut-être...
Alors, voici quelques points qui peuvent expliquer mon manque d'intérêt cette année:
- Il n'y avait pas de grands conférenciers, de grosses vedettes, comme les dernières années, non pas que personne n'était intéressant, au contraire, mais pas d'engouement de voir une vedette. Bah, ça, on peut s'y faire...
- La formule? De petites conférences disséminées dans de petites salles en avant-midi et des keynotes en après-midi... Ok, ça peut aller, mais trop de conférences simultanées qui semblent intéressantes nous obligent à bouger, changer de place et aller voir d'autres conférences. Beaucoup de mouvements, peu de personnes dans les salles... Les keynotes étaient présentés devant des salles vides ou presque. C'était décourageant.
- Le volet gouvernement 2.0. La formule panel, je dois avouer qu'elle ne m'intéresse pas. Peu de participation du public, des avis, des opinions, mais pas de conférences en tant que tel. Des fois, je crois que des approches traditionnelles seraient souhaitables... Je n'ai pas assisté aux panels, j'ai préféré aller voir les autres conférences et je regarderai les vidéos la semaine prochaine.
- Le réseau. Sérieusement, on s'adresse à une clientèle de geeks, de branchés, et nous avons dû nous rabattre sur nos forfaits 3g de nos téléphones et faire tu tethering avec tablettes et portables. Ça, désolé, mais c'est le «fail» de la journée.
- Et le dîner. La bouffe est excellente, rien à redire, mais des assiettes minuscules à remplir avec plein de trucs et nulle part où s'asseoir. Pas de breuvages autres que le café et le thé. Bon, je fais bourgeois chiâleux, mais au prix que coûte la journée et avec les expériences passées des Webcom, je m'attendais à mieux.
Est-ce que ça veut dire que c'est fini?
Non, je ne crois pas. Je pense seulement que c'était une mauvaise passe, ils l'ont échappé, c'est tout. J'espère que le prochain Webcom sera digne des premiers. Par contre, il faut voir qu'il y a une surabondance de conférences actuellement. Juste cette semaine, Eventia organisait aussi La boule de cristal du CRIM et MixMedias Montréal. Il se peut donc que le Webcom soit dilué au milieu de ces trois événements...
Le Webcamp organisé en marge du Webcom a été, comme d'habitude, des plus intéressants. Discussions, échanges et bonne humeur! Beaucoup d'opinions et j'y ai appris des trucs intéressants, malgré les quelques minutes de ma présence. C'est là un bon coup du Webcom qui demeure et que je souhaite qu'il restera.
Finalement, je crois qu'il y a lieu pour Eventia de repenser le Webcom ou bien de réfléchir au type d'événement. La formule des petites conférences en avant-midi et de keynotes en après-midi est peut-être pas l'idéale. Le volet eGouv en même temps, je ne sais pas...
La concurrence se fait forte, surtout à Québec, avec Le Web à Québec (WAQ). C'est encore un événement jeune et dynamique, qui profite de l'effet de nouveauté peut-être, mais l'énergie qu'on y retrouvait était digne des premiers Webcom. Un lien entre les deux? un repositionnement? une réflexion s'impose.
Bon, peut-être que je ne me ferai pas d'amis avec ce billet, mais je désirais passer mes commentaires, en espérant qu'ils aideront à cette fameuse réflexion.
Écrit par Thierry Goulet 15:54
2 Commentaire(s)
On dirait bien que c'est la fin de l'Internet ! Lol non je rigole.
Mais pour avoir tenté de suivre le Webcamp de Québec sur Twitter qui avait lieu en même temps pratiquement et ben j'ai trouvé cela mort. Après discussion au 5 à 7, je me suis rendu compte que plusieurs des soient disant "accro à Twitter" commenceraient à se lasser du phénomène.
Va peut être falloir revoir les choses ou trouver quelques choses de nouveaux pour tous les utilisateurs accros qui se gavent d'Internet et de médias sociaux.
Les gens dans ce domaine là ne se lassent pas de nouvelles idées alors après les Camps, les meetups et les non-conférences, qu'est-ce qui nous attend ?
Euh... Était-ce causé par le conflit étudiants!?!
Par Bernard Ouellet, à 2:27 PM

