Université et ordinateurs

J’ai une collègue qui regarde actuellement pour se taper un bacc en design graphique (celui que j’ai fait il y a quelques années, déjà… après mon DEC). Or, certaines choses ont changé depuis…

Maintenant, les étudiants ont «l’obligation» d’acheter un ordinateur et les licences de produits Adobe pour leur formation. Or, étant déjà sur le marché du travail, elle possède un PC avec ses propres licences de produits. Donc, elle se retrouverait à payer en double! Un 3000$ totalement inutile… surtout qu’ils obligent un Mac!

Je trouve absurde cette obligation. Pour un étudiant qui arrive au Bacc et qui pense le faire en trois ans, temps plein, et qui sort du Cégep, je peux comprendre. Mais pour quelqu’un qui pense faire un cours par session, pas nécessairement technique, cette obligation est ridicule.

Peut-être allez vous dire: «Mais, qu’elle aille ailleurs!» eh bien, à Québec, l’Université Laval a un monopole. Qui plus est, il faut aller à Montréal pour avoir des programmes décents (on laisse tomber: 500 km aller-retour pour trois heures de cours, c’est pas vraiment un investissement logique…). Bref, elle est coincée.

Elle est présentement en négociation pour ne pas avoir à payer ces «frais cachés» de l’inscription, ne pas avoir à se payer un Mac. Je lui souhaite que ça marche. Avec l’interopérabilité entre systèmes, les formats standards de fichiers, Internet et tout ce qui découle du Web et des bonnes pratiques, OpenType ou le PDD, obliger des gens à s’équiper avec un type de matériel précis est littéralement passéiste comme attitude.

C’est faux qu’un Mac est meilleur qu’un PC pour le design graphique. C’était le cas avant, plus maintenant. La plateforme est devenue un choix personnel.

Revoir l’interface de Photoshop?

Il semblerait que l’équipe de développement de Photoshop chez Adobe soit en pleine réflexion sur une refonte complète de l’interface du logiciel phare de la compagnie.

Une approche orientée sur les tâches plutôt que sur les fonctionnalités serait privilégiée. Qu’est-ce que ça veut dire (traduction libre)?

«Nous devons rendre Photoshop nettement plus configurable […] Offrir la même expérience utilisateur à un photographe qu’à un radiologiste, à un Web designer, au type qui fait du pré-presse, est absurde… Avec la puissance de la personnalisation, nous pouvons présenter des solutions via des vues orientées sur des tâches»

[…]

«Aujourd’hui, si un utilisateur marche vers Photoshop et lui demande: “Et là, qu’est-ce que je fais?”, l’application hausse les épaules, sort une cigarette et dit: “Je ne le sais pas, tu me le dis”. Ce n’est pas très cool, et nous pouvons faire mieux”»

Ouais, bon… disons que le second paragraphe est imagé… m’enfin, là n’est pas la question. Je dirais que l’approche est intéressante, mais il y a un véritable risque, celui du New Coke.

Dans le fond, ce que Adobe veut faire, c’est un peu ce que Eclipse fait avec son interface par «perspectives». Un peu déroutant au début, mais on s’habitue. Disons que c’est intriguant.

Les courbes de bézier ont transformé le monde

Quel grand texte! «Les courbes de Pierre Bézier ont redessiné le monde» est un fabuleux texte qui relate l’histoire de Pierre Bézier, l’inventeur des courbes du même nom et leur impact dans notre univers actuel.

Ce sont maintenant des outils courants, voire banals, mais, dans le fond, c’est une véritable révolution qu’ont emmené ces courbes produites par des calculs mathématiques (je n’ai jamais eu la bosse des math, alors je vous épargne le charabia…). Elles permettent de créer des formes vectorielles modifiables à l’infini, agrandissables, réductibles, en 2d ou 3d. Et le tout était développé pour l’industrie automobile dans les années ’60!

Ce sont des concours de circonstances et des joueurs majeurs de l’industrie informatique (Apple et Adobe, principalement) qui ont encouragé la «révolution» bézier, principalement dans le monde du design.

Dites vous bien que si vous êtes graphiste travailleur autonome, c’est grâce à Bézier qui a, indirectement, permi de rendre plus simple le travail de PAO. Pour nous, web designers de ce monde, les courbes de bézier n’ont pas eu un impact direct sur notre travail, mais coinjointement à divers facteurs, c’est ce qui fait que notre travail existe.

Bon, c’est du blabla… mais lisez le texte, il en vaut vraiment la peine! S’il ne vous tente pas, lisez au moins le petit bout sur Apple et la lettre de Pierre Bézier en fin de texte!

Bravo Adobe! il était temps!!

Effectivement, il était temps que Adobe réagisse! j’ai toujours trouvé ridicule que la compagnie vende à prix d’or ses logiciels pour les étudiants. Dorénavant, il semblerait que ce sera chose du passé.

La logique est simple. Si un étudiant peut se permettre d’acheter PS ou Illustrator à un prix raisonnable, que fera-t-il acheter par la compagnie qui l’engagera plus tard (ou qu’achètera-t-il lorsqu’il sera travailleur autonome)? le logiciel qu’il connait! logique, non?

Une guerre de tranchées…

Houlà! ça joue fort dans le monde développement Web! Adobe et Microsoft sont en train de se livrer une guerre comme ça faisait longtemps qu’on avait vu! Personnellement, je crois qu’une telle guerre ne peut être que bénéfique car il y aura une course à l’innovation et ça va obliger tous les acteurs à faire de leur mieux (il y en a un qui en avait grandement besoin…)

Et voilà que Adobe lance un pavé dans la mare avec la libération en code source libre de Flex! Quoi de mieux pour aller chercher tous les tenants du logiciel libre? Je crois que c’est un bon coup qui vient d’être fait! Une première avance pour Adobe!