Séance de tri de cartes

Les cartes sont prêtes, 155 par piles. Les cartes bleues sont celles qui seront utilisées par les participants pour séparer et nommer les regroupements.

Aujourd’hui nous procédons à une séance de tri de cartes pour le bureau. Rien de bien extraordinaire, allez-vous dire, mais tout de même assez exceptionnel dans le cadre de certains projets. Ainsi, nous avons une douzaine d’utilisateurs potentiels d’un site Web gouvernemental qui devront classer plus de 150 fiches d’informations de façon logique. J’ai bien hâte de voir ce que ça va donner en bout de ligne.

Comment ça se passe? Rien de bien compliqué. On doit imprimer une série de fiches et les découper (le plus long, selon moi) et on demande à l’utilisateur de les classer. Nous aurions pu utiliser des systèmes informatiques ou des sites Web nous permettant de le faire, même à distance, mais les budget étant ce qu’ils sont, nous avons dû nous rabattre sur des solutions, disons… analogiques!

Je dois parler d’un outil qui nous a grandement aidé pour la conception des cartes et qui devrait nous être très utile pour l’analyse des résultats, je parle du fichier excel développé il y a maintenant un sacré bout de temps, par Louis Rosenfeld.

Le fichier excel nous permet de saisir la série de cartes et, surtout, à l’aide de la publipostage dans Word (et d’un peu de magie noire, à ce que j’ai compris) on peut produire l,ensemble des fiches de façon presque instantanée (en autant que, pour vous, l’instantanéité ne soit pas trop rapide!). Bref, ça fonctionne bien et je désirais partager mon expérience avec l’outil.

J’ai déjà utilisé d’autres outils, plus complexe, comme, il y a fort longtemps, IBM EZSort, qui était probablement aussi stable qu’un unijambiste sur un fil de fer en plein ouragan. Bref, à déconseiller…

Ça commence cet après-midi. On verra bien ce que ça donnera!

Expérience utilisateur pour les nuls

Quel superbe article! L’expérience utilisateur pour les nuls, 101, démystifié… nommez ça comme vous voulez, mais c’est enfin un condensé de l’ensemble des théories, vues, visions et autres idées des grands penseurs de l’expérience utilisateur: Garrett, Nielsen, Morville

J’apprécie l’ensemble de l’oeuvre, mais tout particulièrement la portion où il est question de gestion de projet et de biens livrables. Effectivement, trop souvent, on se fait dire que d’implanter une approche centré utilisateur est difficile:

  • Quand doit-on faire des prototypes?
  • Quand doit-on faire des testes d’utilisabilité?
  • Quelles sont les étapes de réalisation?

L’auteur présente un schéma qui résume l’ensemble des tâches, biens livrables et les moments où on devrait faire des preuves de concept (prototypes). Juste ce petit diagramme vaut l’article au complet, pour mes besoins, du moins!

Je travaille dans un monde d’informaticiens qui sont habitués à travailler avec une méthode traditionnelle (voire rétrograde), ce qui, selon l’auteur de l’article, n’est pas adapté à une approche d’expérience utilisateur.

Effectivement, si on réfère à son avant-dernier diagramme, on voit bien vite que les méthodes dites agiles sont nettement plus adaptées!

N’allez pas croire que je renie le début de l’article, au contraire! il démystifie et explique ce qu’est le champ de travail de l’expérience utilisateur, les composantes, les théories…

Bref, pour ceux qui veulent faire comprendre que l’utilisateur est au centre du développement et que l’on devrait peut-être s’en soucier plus, histoire d’éviter des développements pathétiques d’applications telles que des SAGIR…

C’est quoi mon job?

Ce matin je présente à différents collègues et chefs d’équipe c’est quoi mon job, mon travail quotidien.

Dans les faits, mon travail consiste en deux branches principales, soit le design de sites Web et le design d’applications Web. Je traite surtout du second sujet. Pour arriver à présenter le sujet, j’ai travaillé avec MindMeister et pondu un genre de carte heuristique, une arborescence des différentes tâches quotidiennes d’un Web designer impliqué dans le développement d’applications Web.

Carte heuristique de mon travail quotidien comme Web designer en développement d'applications Web

Ça peut vous sembler ridicule comme idée, de présenter c’est quoi mon job à mon patron et mes collègues, mais il n’en n’est rien. Cet automne, je discutais avec Daniel Lafrenière qui me disait justement qu’une bonne proportion de notre travail consiste en de la formation, de l’enseignement sur ce qu’est notre rôle dans un projet. Étant donné que mon chef de service est relativement nouveau dans l’organisation, il est donc normal (voire habituel) de faire ce type de présentation.

Il y a aussi un autre facteur, soit l’organisation gouvernementale elle-même. Peut-être ceux qui sont dans un autre secteur, ou même une autre province / pays ont de la difficulté à comprendre, mais ici, tout est sectorisé, tranché au couteau. Un analyste fonctionnel fait les écrans. Un programmeur fait le code. Point. Or, la venue de Web designers dans cette structure vient brouiller les cartes légèrement.

Nous faisons tant les écrans que du code. Mais nous faisons aussi bien plus que ça, vous n’avez qu’à jeter un oeil sur la portion du haut de la carte! Tout le volet que j’ai nommé «design centré sur l’utilisateur» ou celui sur les design patterns…

Je tenais à présenter ici le schéma, je trouve que ça présente assez bien ce que je fais dans un développement de projet. À titre indicatif, les petits drapeaux rouges indiquent des «biens livrables» (ils aiment bien qu’on parle comme ça en gestion).

Carte heuristique

Voilà, je m’y suis lancé… bien oui, je teste l’approche des «cartes heuristiques» (MindMap, pour les non-habitués) pour faire de la structure de navigation de sites Web.

Je travaille sur un gros système interne pour un organisme, un projet impliquant plusieurs intervenants, et je dois me taper l’architecture de contenu, la structure de navigation et les écrans (le visuel sera développé par une collègue). Étant donné la complexité, je me suis dit que c’était le moment où jamais pour essayer ce dont parle quotidiennement (ou presque) Pierre Pilon.

C’est finalement suite à ses bon mots que je me suis inscrit sur MindMeister.com pour faire un test de l’approche. Bien entendu, il n’est nullement nécessaire de travailler sur un logiciel pour faire des cartes heuristiques, ça se fait très bien sur papier (en fait, c’est un peu ce que je faisais déjà, mais c’est nettement plus facile avec un bon outil informatique).

Il existe des logiciels à installer sur son poste, comme FreeMind, un logiciel libre, mais je n’ai pu l’essayer… faute de droits d’administrateurs ;-(

Je dois dire que, pour l’instant, ça donne d’assez bons résultats. M’enfin, un nouvel outil à ajouter à ma liste! Je vous invite à essayer de votre côté!