Le Web n’est pas une archive… vraiment?

Aujourd’hui, j’ai eu à faire quelques recherches sur des articles passés publiés sur mon blogue. Je dois avouer que ça ne m’arrive pas très souvent de regarder dans mes archives (je devrais peut-être) et j’ai remarqué que, depuis le passage à mon nom de domaine et l’hébergement sur mon serveur, j’ai plein de liens brisés…

Oups.

Ça fait quand même un bon bout de temps que j’ai fait le déplacement. Mes articles récents ont tous le bon URL, les liens sont fonctionnels… mais quand on recule dans le temps (avant 2013, je crois), il arrive que certains liens internes, ou des images, soient brisés (du temps où j’étais sur Blogspot). J’en suis désolé, je tente de corriger les problèmes au fur et à mesure que je les trouve.

Ce qui m’emmène à me poser des questions sur la pérennité des contenus sur le Web. Outre mes articles qui, eux-même, sont parfois brisés, il m’arrive de trouver des liens vers des documents ou articles, à partir de mon même blogue, mais qui sont des liens brisés. Alors, que vaut l’information que j’ai écrit à ce moment là? est-ce que je devrais tout simplement effacer ces billets?

Je ne crois pas. Ça démontre la pensée d’une époque précise. Ok, ça ne draine pas beaucoup de trafic (mon blogue en général n’est pas très visité, hein), mais ça me permet de revoir un peu l’historique du Web au cours des dernières années.

Bref, je dis souvent que «le Web n’est pas une archive», et je reste sur ma position. L’objectif n’est pas de conserver des documents d’archive, mais la forme même du blogue est légèrement différente et la notion même de temps y est nécessaire.

Les billets étant classés par ordre chronologique inverse (du plus récent au plus vieux), il devient alors pertinent de garder des traces du passé, qui pourront alors servir à voir l’évolution, le cheminement ou même le changement dans les perspectives.

Pourquoi je sors des vieux trucs?

Je faisais de la recherche sur mes travaux des dernières années, pour voir un peu le cheminement et ce que j’avais comme documentation dans mon blogue, pour des raisons personnelles. J’ai ainsi pensé chercher des documents que j’avais complètement oubliés, tels que l’étude que j’avais faite en 2006 sur le choix d’un système de gestion de contenu pour un ministère… ça fait 12 ans!

Ça m’a alors rappelé la version complète du document d’étude. J’ai dû faire appel à un collègue qui a réussi à retrouver le document original (en Word!) sur un serveur réseau! Ouah! je dois dire que je suis impressionné… Un document qui a 12 ans cette année est encore sur un serveur réseau quelque part!

Malgré tout, cette étude était fort pertinente – pour l’époque. Je pourrais reprendre la même méthode maintenant et l’appliquer dans le contexte actuel, ce qui nous donnerait probablement un résultat fort différent, tout ayant énormément changé. Je désirais ce document non pas pour le résultat, mais plutôt pour la méthode, qui elle, est encore d’actualité.

Conserver nos archives

À chaque fois que j’entends une histoire – supposément triste – d’un photographe, d’un auteur ou autre, qui se fait voler son ordinateur ou qui passe au feu, se fait inonder… bref, qui perd tout support physique de ses informations virtuelles, je n’ai pas de petite larme qui coule. Non pas par manque d’empathie, mais plutôt parce qu’il est, je crois, nécessaire de penser autrement nos archives – surtout numériques.

Toute personne dont le travail est principalement en format numérique devrait avoir une archive non matérielle, cloud ou au moins physiquement ailleurs, de l’ensemble de ses informations essentielles.

Ok, vous pouvez vous payer ma tête, je me suis fait avoir parce que je n’avais pas d’archive numérique du fameux document… mais ça m’a fait réaliser qu’il faut dématérialiser notre stockage. J’ai un ami qui utilise les services de Amazon Glacier pour ses archives, et je crois que c’est effectivement une avenue à explorer, ce n’est pas très cher et ça permet d’en stocker pas mal!

Finalement, je vais continuer à alimenter mon blogue, il me permet «d’archiver» plein d’information, même si le Web n’est pas une archive. Et je vais corriger ces liens brisés, au fur et à mesure que je les trouverai…

De quoi occuper mes soirées, on dirait!

3 semaines de nouveau boulot, premier bilan

Ça fait maintenant trois semaines que j’ai commencé mon nouveau boulot (et par le fait même, ma sabbatique). Je désirais faire un petit retour sur ce qui s’est passé depuis.

Tout d’abord, je dois avouer que c’est fort différent de ce que je faisais au MSP. Tel que mes lecteurs habituels le savent, je faisais surtout du Web: gestion de projet, web design, architecture de contenu, expérience utilisateur… Maintenant, je fais des relations media!

Ça fait une grosse différence, mais je suis fort content de voir l’autre côté de la médaille. Nous avons eu à gérer une visite d’une équipe de CBC, plusieurs communiqués ont été diffusés et je dois faire une veille médiatique assez serrée… Vous n’êtes pas sans savoir que je travaille à Valcartier, vous n’avez qu’à ouvrir les journaux pour voir qu’il s’en passe pas mal.

Bien que je travaille encore pour le gouvernement, mais fédéral cette fois, je dois avouer que l’ambiance est très différente, ne serait-ce que pour le volet militaire du boulot. Bon, parfois, c’est un peu cryptique (surtout quand on parle d’acronymes), mais on s’y fait 😉

Je ne regrette pas mon choix. Je crois voir aussi que plusieurs collègues m’ont emboîté le pas et on pris des sabbatique. Probablement juste des coïncidence, mais c’est tout de même ironique.

Mon contrat se termine en septembre. D’ici là, je suis à la recherche de contrats ou bien d’un boulot pour la période septembre à décembre. Si vous avez des tuyaux, faites-moi signe!

Je vais voir ailleurs en 2011

Depuis un certain temps déjà je réfléchis à mon travail de Web designer au sein du gouvernement. Depuis 9 ans maintenant que je suis au ministère de la Sécurité publique. Depuis mon entrée en fonction en 2001 (5 jours avant le 11 septembre), mes tâches et mes connaissances ont grandement évolué.

Je suis passé de simple graphiste à chargé de projet, responsable de l’expérience utilisateur et d’autres trucs. Bref, je ne fais plus du tout le même boulot qu’auparavant. Je crois avoir contribué à plusieurs avancées dans mon ministère et même peut-être au gouvernement (modestement).

Mais voilà, depuis la mise en ligne du site ministériel en avril dernier, le plus gros projet sur lequel j’ai eu à travailler, je réalise que j’ai besoin de changement, de voir autre chose. Il me faut un peu d’action, je veux que ça bouge et j’ai soif d’apprendre. Ce que je m’apprête à faire.

Faire le grand saut

Travailler au gouvernement n’est pas toujours facile. Un fournisseur m’a déjà dit qu’il ne comprenait pas comment je faisais pour accepter autant de contraintes: technologiques, organisationnelles, décisionnelles… Sans compter les conditions qui, contrairement à la croyance populaire, ne sont pas si reluisantes. Je vous épargne les détails.

Il y a tout de même des avantages notables, comme la mobilité du personnel sans perte d’acquis (d’un ministère à l’autre) ou bien cette petite clause de la convention collective:

4- 7. 06 Après sept (7) ans de service continu, l’employée ou l’employé a droit, après entente avec la ou le sous-ministre sur les conditions entourant l’exercice de ce droit, et une fois par période d’au moins sept (7) ans, à un congé sans traitement dont la durée ne peut excéder douze (12) mois…

Je profite donc de cette clause de la convention collective pour prendre congé du gouvernement du Québec pour une durée de 12 mois. Je quitte très bientôt (il me reste une petite semaine) et ne reviendrai dans l’appareil gouvernemental qu’en janvier 2012.

Endosser l’uniforme

Mais diantre! que vais-je faire pendant tout ce temps? Contrairement à ce que certains pourraient croire, je ne passe pas au privé. Je vais plutôt me consacrer à mon second emploi: je vais travailler avec la Défense Nationale.

Je fais un coming-out, oui, je suis militaire, réserviste dans les services de santé pour être plus précis. Je vais donc travailler à Valcartier pour les prochains mois. Un gros changement et une continuité en même temps.

J’aurai un rôle au niveau des affaires publiques, je demeure donc dans le domaine des communications. Et je ne serai pas trop dépaysé: là aussi ils utilisent IE 6 et sont barrés de partout 😉 Je n’y vais pas pour la liberté de navigation, vous l’aurez compris, mais beaucoup plus pour l’expérience enrichissante que je vais en retirer!

Je resterai en ligne

Je devrais continuer à publier sur Twitter, peut-être aussi sur mon blogue, je vais me tenir au courant de ce qui se passe dans la fonction publique (avec de la chance, c’est quand je vais quitter qu’il va enfin se passer quelque chose? Comme cette fameuse politique cadre et ce projet de loi qui font que ça change enfin un peu le paysage de l’informatique au gouvernement du Québec).

Dans le fond, je passe du provincial au fédéral pour un certain temps. Je vais revenir avec une nouvelle expérience dont je pourrai faire profiter mon employeur actuel.

On va peut-être se croiser encore sur la toile, mais cette fois, je serai en kaki!

Une nouvelle pas très réjouissante…

Cette fin de semaine, en visitant Facebook (je n’y vais pas souvent… aux deux semaines à peu près), j’y ai appris, par une amie (une vraie, pas une amie comme Facebook les classe), que deux collègues du gouvernement du Québec sont portées disparues en Haïti, soit Anne Labelle et Anne Chabot.

C’est assez spécial, car Anne Chabot avait pris contact avec moi il y a quelques semaines au sujet de TYPO3, en lien avec une présentation que j’avais faite en octobre dernier. Une personne sympathique qui, semble-t-il, était impliquée, du moins au vu de la raison de son voyage en Haïti.

Parallèlement, j’ai des amis qui ont ou vont quitter prochainement, pour les Forces, malgré un retour récent d’Afghanistan. Quelques semaines de repos puis un nouveau départ vers une situation très difficile au niveau humanitaire. Le risque n’est pas comme l’Afghanistan, mais probablement nettement plus difficile sur le moral.

Juste une petite note pour signaler à ces gens que je pense à eux…

Mise à jour: Michel Belisle, un collègue du CSPQ a fait parvenir un message sur la liste des Webmestres. Avec sa permission, je joins son message à mon billet…

Bonjour,

Vous avez certainement été touchés par les terribles images de désolation qui nous sont parvenues à la suite du séisme en Haïti. Mais saviez-vous que deux de nos collègues, à Services Québec, sont portées disparues à la suite de l’effondrement de l’hôtel Montana? On garde encore espoir de les retrouver bien qu’avec les jours qui passent, ces mêmes espoirs s’amenuisent. Les équipes de Services Québec sont sous le choc.

Anne Chabot, webmestre, et Anne Labelle, conseillère en communication Web, venaient d’arriver à Port-au-Prince, le 12 janvier dernier, pour une séance de formation Web à l’intention des fonctionnaires haïtiens quand elles ont disparu en même temps que l’hôtel qui venaient de les accueillir.

La communauté Web gouvernementale dont elles sont des membres actives offre aux familles éprouvées ses plus sincères encouragements et continue d’espérer une conclusion positive à ce drame, de même qu’à nos collègues de Services Québec qui doivent garder le cap en dépit de cette horrible tragédie qui les frappe de plein front.

Peut-être connaissiez-vous nos deux Anne? Elles étaient assidues aux Journées Webéducation.

Michel Bélisle
Adjoint au directeur général
Direction générale des ressources matérielles
Centre de services partagés du Québec

Bouffe méditeranéenne

Aujourd’hui se termine ma participation comme cobaye volontaire à une étude clinique. Je vous vois venir, vous pensez probablement que j’ai fait ça pour l’argent, que j’ai pris des petites pilules sans trop savoir ce que c’est et que c’est pas vraiment agréable. C’est tout faux!

L’automne dernier, j’ai vu une publicité dans le journal annonçant que l’INAF (Institut des neutraceutiques et des aliments fonctionnels) cherchait des volontaires pour une étude sur l’alimentation méditerranéenne. Une étude de quatre semaines où les participants sont nourris, aux frais de l’université, à grands coups de fruits et légumes, huile d’olive, poissons, légumineuses et vin rouge. Quatre semaines de rêve.

Ainsi donc, en ce moment, je termine ces quatre dernières semaines où je me rendais à l’université Laval, à tous les jours, manger mon dîner et chercher mon souper et mon déjeuner. Aucune rémunération, du volontariat. Surtout, aucun repas à préparer ou à acheter pendant toute la période.

Tilapia à la grecque, morue grillée, truite à la framboise, salade de brie aux noix, poulet au pesto, frittata… Des repas excellents qui devraient avoir une incidence sur mon taux de cholestérol qui était un peu trop élevé.

En effet, l’étude a pour objectif de vérifier si l’alimentation méditerranéenne a un effet sur le cholestérol de la même façon chez les hommes et les femmes, car ça a un réel effet.

On me demandait souvent si j’avais faim. Pas du tout! Considérant que je ne devais pas perdre de poids tout au long de l’étude, il fallait donc que l’apport calorique soit le même pendant que avant. Étant donné que le régime méditerranéen est plein de céréales entières, de fruits et de légumes (beaucoup de fibres et d’eau), ça prend plus de bouffe pour la même quantité de calories! Parfois, je roulais sous la table!! Et oui, il y a des desserts… un excellent baklava, entre autre!

Pourquoi je vous écris tout ça? parce que cette étude, la seconde faite à l’INAF sur le sujet, et la seule (au monde, semble-t-il) où les participants sont nourris (tous les repas) pendant une si longue période, est à la recherche de participants pour la dernière vague (automne 2009).

Je dois dire que ce fut une expérience très agréable. Pas de lunch à faire. Pas d’épicerie (j’ai assez économisé pour pouvoir m’acheter une Wii!!), et un reset de mes habitudes alimentaires. Bref, si vous êtes intéressés, contactez la responsable de l’étude (Mme Corneau)!