Les ventes de portables dépassent celles des ordis de bureau… et j’en fais partie!

Pour la première fois, les ventes de portables ont surpassé les ventes d’ordinateurs de bureau. Bon, là, je ne vous apprends rien, c’est des statistiques connues depuis quelques semaines déjà. Mais ce qui est intéressant, c’est pas tant le fait que les portables sont plus vendus, mais plutôt que ça change la manière dont les gens ont accès au Web.

Louis Naugès (encore lui, je sais…) en parle dans son blogue, sur le iPod Touch Max (nom fictif?) et l’analyse qu’il fait, c’est surtout que, de plus en plus, les gens vont accéder au Web par des smartphones, netbooks ou des bons vieux portables (comme mon tout nouveau Studio 17, eheh!).

Ça change la manière dont on va concevoir nos sites. De plus en plus, on devra s’adapter à ces multiples outils qui viennent diversifier la manière de visualiser et de consulter nos sites.

Déjà, nous avons des clients, à mon ministère, qui utilisent des BlackBerry pour accéder aux sites qui leurs sont dédiés. Pourquoi se limiter à cette technologie alors qu’il existe plein d’autres outils? Quoi que le nouveau BB, le Storm, est nettement plus intéressant que les anciens que l’on voit dans les mains de nos gestionnaires…

C’est à nous de repousser encore plus loin les limites de la conception des interfaces Web de façon à tirer profit de la mobilité accrue de nos utilisateurs. Leur offrir des outils utiles là où ils sont! Pourquoi pas, lorsque c’est possible, les localiser par GPS et leur offrir les données susceptibles des les intéresser au moment présent?

Ouais, je sais, certains le font déjà, mais au gouvernement, principalement au Québec, je crois qu’on a un sacré retard en la matière. Nous continuons à faire dse formulaires de saisie, alors que l’expérience utilisateur pourrait être nettement plus poussée.

Une amie me parlait, pendant un excellent souper du temps des fêtes, du travail en cours dans son ministère, qui devrait «révolutionner» l’approche utilisateur. J’ai confiance en son travail, et j’ai bien hâte de voir le résultat. Étant donné que son ministère est un phare, un leader en la matière, il y a de bonnes chances que les autres emboîtent le pas.

Bref, tout ça pour dire que nos utilisateurs sont plus mobiles, et on se doit de profiter de cette mobilité.

Blackberries

Petites baies noires nommées mûres en français

Parmi mes nombreux projets, et entre deux gossages de Typo3, je dois faire en sorte qu’une application développée en Java soit potable pour nos utilisateurs de BlackBerry… vous savez, ces trucs qui permettent à certaines personnes de ne pas se concentrer sur ce qui se passe dans une réunion ou une conférence…

Eh bien… j’ai l’impression de revenir dix ans en arrière, pas moins! aucun support de la balise @import, c’est tout dire! De plus, on a droit à une connexion anémique, un visuel pathétique et une navigation on ne peut plus cataplexique! Bref, la joie!

Perso, j’ai toujours détesté les téléphone cellulaires ou autres trucs, et là, je dois avouer que ça me conforte dans mon choix! Malgré tout, il faut ce qu’il faut, je dois me battre avec ce truc et tenter de rendre potablement utilisable une application Web. Une chance que tout a été pensé en CSS avec balises – plus ou moins – propres, donc pas de tableaux inutiles.

Je travaille dans un premier temps avec un émulateur, un blackberry grand format (sur mon écran 22po), qui a planté lors d’une visite de la section pour «nouvelles» de Radio-Canada! (pas clair leur truc, je pensais être dans la section «services mobiles», mais il se trouve que c’est une page où on doit entrer notre numéro de téléphone et eux vont nous faire parvenir un URL à utiliser pour accéder aux nouvelles! compliqué! surtout quand on utilise un émulateur sans numéro de téléphone!)

M’enfin… j’en suis à mes débuts dans l’utilisation de ces trucs, soyez indulgent. Vous avez des exemples d’interfaces bien faites pour ces bébelles mal foutues?

Actions secondaires dans un formulaire Web

Fidèle à son habitude, Luke Wroblewski nous propose une étude sur l’utilisabilité des formulaires, cette fois sur les actions secondaires (par exemple, «annuler» par opposition à «confirmer» ou «envoyer»). L’étude a été réalisée avec un système de captation des mouvements de l’oeil.

De façon assez surprenante, je dois dire, ce n’est pas les résultats auxquels je m’attendais. Personellement, je m’attendais à ce que la solution B (deux boutons semblables) soit la moins efficace, alors que c’est la solution E (deux bontons semblables, dans des positions opposées) qui fait le moins bon score.

La conclusion à laquelle l’auteur de l’étude arrive est que, bien que l’on doive privilégier, lors de la création d’un formulaire, la rapidité et la vitesse pour l’utilisateur à compléter celui-ci, il y a des situations où l’on doit le ralentir pour lui éviter des erreurs, la sélection entre une action principale et une secondaire en est un exemple. Une distinction visuelle entre les deux niveaux d’actions est un élément permettant à l’utilisateur d’éviter les erreurs et de faire un bon choix, mais l’alignement des boutons dans la page a aussi un rôle, car il permet une continuité et une meilleur rapidité d’exécution.

Je vous invite grandement à lire l’article et à prendre en considération ces données lors de la création de vos formulaires.