Premier GouvCamp à Québec, le 1er décembre

Ça y est, c’est confirmé!

Oui, je vous le confirme, le GouvCamp de Québec, première édition (version béta, release candidate, pré-alpha… nommez-la comme vous voulez) se déroulera le 1er décembre, de 14h à 17h, au Café Babylone! Je vous invite à vous incrire sur Eventbrite, faites-vite, les place sont très limitées (max de 30 personnes!).

Ok, mais c’est quoi ça, un GouvCamp?

C’est une rencontre de personnes intéressées de près ou de loin aux technologies et aux divers paliers de la fonction publique. La thématique est simple:

«Comment la technologie peut améliorer la mission des gouvernements»

On ne parle pas que du Web, on parle des technos dans leur ensemble!

L’idée originale vient de Sylvain Carle, qui voulait en organiser un en 2010, mais il a manqué de temps et je n’ai pas pu l’aider à ce moment. Cet automne, c’est un momentum parfait, avec tout ce qui se passe dans le monde du Web, principalement au Québec, c’est le meilleur moment pour lancer la discussion.

Ça marche comment?

C’est pas tellement compliqué… On demande aux personnes présentes d’être aussi des participants, des interlocuteurs. On s’attend de vous que vous présentiez des réalisations gouvernementales efficaces, ou que vous en proposiez.

Pas de politique, pas de bashing, pas de chiâlage, on veut que les choses avancent, on veut que ça bouge un peu, et on compte sur vous!

C’est pour qui?

Les technophiles qui ont des idées, les employés du gouvernement, tous paliers confondus, qui veulent faire avancer les choses, présenter leurs actions. Pas besoin d’être un fonctionnaire ou un employé d’une firme qui traite avec le gouvernement, vous devez avoir un intérêt seulement. Et on traite de tous les niveaux, pas juste du provincial! Bref, c’est ouvert à tous!

Participation à titre personnel, vous vous présentez en votre propre nom.

Et ça sert à quoi?

Le GouvCamp sera enregistré et diffusé dans le cadre de l’émission «La Voix du libre», les meilleures idées seront rediffusées sur le Web. On veut une discussion, et, qui sait, vos idées pourraient se concrétiser?

Pas de rapport, de formulaires ou de documents volumineux. On se rencontre, on discute et on fait avancer les choses du mieux qu’on peut!

Et qui organise ça?

C’est Sylvain Carle qui a eu l’idée initiale et qui a demandé de l’aide sur Twitter il y a déjà un certain temps. J’ai levé la main pour organiser le tout et deux autres personnes se sont proposées pour m’aider (@patmanmulder et @nausica_qc). Bref, une petite «équipe» s’est créée pour monter un évènement.

Nous aurions voulu le faire plus tôt, en septembre ou bien octobre, mais les choses se sont bousculées, avec mon changement d’emploi récent, les autres évènements du Web cet automne (que ce soit le WebCom et les WebÉducations), on a dû repousser le tout. De plus, nous avons regardé avec le groupe @GautrinWeb2 la possibilité de faire un GouvCamp en lien avec une activité qui avait été prévue en novembre.

Finalement, avec ce qui s’est passé, nous avons contacté Yannick Pavard, de l’émission La Voix du libre pour voir s’il n’était pas possible de faire un évènement conjoint, GouvCamp et enregistrement d’émission, d’où l’idée de faire le tout au Café Babylone, Yannick étant un habitué pour son émission.

Bref, tout s’est fixé dans la semaine du 12 septembre, en deux jours pour être plus précis.

Et après?

On verra… nous sommes en discussion avec des gens pour un autre GouvCamp, au printemps 2012, qui serait de plus grande envergure, selon la réponse que l’on aura cet automne. Nous pourrions nous associer à un gros évènement qui se déroulerait à Québec, mais rien n’est encore confirmé. Peut-être resterons-nous indépendant? On verra.

Ce qui importe, c’est que vous veniez et participiez au GouvCamp. On veut vos idées, on veut discuter, on veut se rencontrer. Un Camp, c’est d’abord et avant tout un échange, alors profitons de l’opportunité!

Un automne chaud à prévoir!

C’est l’été, je tente d’en profiter le plus possible, comme la majorité d’entre-vous qui lisez (ou non) mon blogue, et c’est les vacances, enfin! Malgré tout, je dois dire qu’il y a une certaine fébrilité en entrevoyant ce qui s’en vient cet automne… Effectivement, de gros changements en vue!

Depuis janvier, je suis en année sabbatique du gouvernement du Québec, je travaille à la Défense nationale dans un bureau des affaires publiques. J’y ai appris beaucoup. Avec le quotidien d’une grosse garnison, les exercices, le rôle joué par les Forces en Estrie et le retour des troupes d’Afghanistan, il y a eu beaucoup d’action. Mais voilà que toute bonne chose a une fin, mon contrat se termine à la mi-septembre…

Je devais donc me trouver autre chose par la suite, pour combler le trou de quelques mois. J’ai regardé au privé, j’ai même pensé aller travailler au Starbucks (ils ont de belles conditions!), mais une autre option s’est offerte, soit un poste dans un autre ministère qui pouvait débuter dès la fin de mon contrat.

J’ai donc fait le grand saut, je quitte mon ancien ministère et vais maintenant passer au Centre des services partagés du gouvernement du Québec (CSPQ). Eh oui, je vais maintenant porter le titre de «stratège Web». Pour vous expliquer ce que je vais faire, ben, je suis un peu lâche et vous référer au site d’Opossum, de Mario Asselin, qui a annoncé un poste semblable dernièrement.

Ainsi, je vais commencer un nouveau boulot en septembre, dans la nouvelle équipe du centre de compétences Web. Je devrais travailler auprès des Ministères et organismes (M/O) qui ont besoin de services Web. J’ai bien hâte de commencer ce nouveau boulot.

Avec le GouvCamp en préparation et ce nouveau boulot, je prédis un automne chaud (sans compter les rénos à la maison!). Je vous tiendrai informé par mon blogue et Twitter, comme d’hab!

Organisation d’un GouvCamp à Québec

Ouin, bien, je me suis commis… Suite à une discussion avec Sylvain Carle, je me suis proposé pour organiser un GouvCamp à Québec cet automne. Il ferait une partie de l’animation, je m’occuperai de l’organisation logistique.

On vise de 25 à 50 personnes pour la première édition, probablement une formule «après le boulot». Lieu et date à confirmer, va falloir s’aligner avec les divers événements de l’automne à Québec… Peut-être après un WebÉducation? Ça reste à voir.

Plus de détails suivront prochainement, je vous tiendrai au courant, bien entendu. Et si des gens veulent y travailler avec moi ou ont des suggestions, ne vous gênez pas!

Paranoïa, utopie et Web social au gouvernement…

Vous devez tous connaître l’impression lorsque l’on quitte un emploi, c’est après votre départ que tout semble enfin bouger. Eh bien, c’est un peu ce que je vis en ce moment…

Après m’être battu corps et âme pour faire entrer l’utilisation des médias sociaux (sans grand succès, en plus) dans mon ancien ministère, bien voilà qu’on dirait que tous commence à s’y mettre.

J’ai la joie d’être encore abonné à la liste des Webmestres du gouvernement du Québec et cette semaine il y a eu un message de la part d’un membre désirant savoir ce qui se fait dans le domaine. Mouais, il y a eu plus de gens qui voulaient connaître les réponses qui ont écrit que de gens qui répondaient à la question, mais quand même, ça avance un peu.

De plus, il y a le groupe sur Facebook, eGouv Québec, démarré par un collègue qui se fait de plus en plus actif. On y retrouve plein d’infos qui peuvent concerner les gens du gouvernement, le tout sur Facebook et Twitter. Bref, ça commence enfin à bouger au gouvernement du Québec.

Malgré tout, on sent une certaine gêne, une timidité de publier sur ces médias. Là où je suis maintenant, c’est un peu différent. Il y a des groupes Facebook, des profils Twitter, mais à plus petite échelle. Par exemple, certaines unités ou certains groupes brigades (comme le 5 GBMC) possèdent un profil Facebook relativement actif.

Il n’en demeure pas moins que les gens des grosses organisations ont une incompréhension face à ces outils. Généralement, j’ai cru déceler deux réactions: la paranoïa et l’utopisme.

Paranoïa

Il s’agit de la réaction la plus commune dans de grosses organisations. Elle se traduit à tous les niveaux, du plus bas au plus haut. En bas, on de dit que l’on doit demander à tous les échelons une autorisation écrite en 5 copies, avec sceau papal et recommandation divine avant de penser à l’idée de rêver à l’utilisation de, par exemple Twitter.

Tout d’un coup qu’une faute serait publiée dans un texte de 140 caractères.

L’univers nous en voudrait.

Les journalistes nous tomberaient dessus à bras raccourcis, hein?

Le patron nous en voudra de ne pas avoir fait autoriser ce Tweet, tout d’un coup que cette info (je répète, en 140 caractères) ne devait pas être diffusée.

En haut, c’est un autre problème. On se dit que les gens vont écrire n’importe quoi, qu’il va y avoir des commentaires. Merde. Les gens vont commenter ce qu’on écrit. Il ne faut pas!

Et si le commentaire était négatif, comment pourrions-nous gérer ça? Une véritable situation de crise!

Mélangez ces deux points de vue, du bas, qui ne veulent pas avancer sans des autorisations, et en haut, qui ne veulent pas rien dire ou se faire dire, et on retrouve le gouvernement et son immobilisme de granite.

L’utopie

L’autre point de vue, c’est l’utopie. Les médias sociaux, c’est la panacée, la solution à tous nos problèmes, le nirvana du Web. Ben oui, c’est ça!

Cette réaction est plus visible au privé, mais parfois dans certains cas isolés au gouvernement. On pense qu’en faisant une page Facebook, tout le monde va tripper su tel programme insignifiant qui vise 0.000001% de la population. C’est certain.

D’autres vont croire que de publier des vidéos sur YouTube va donne une super visibilité à l’organisation. Encore faut-il en avoir des vidéos!

Le juste milieu

Comme dans n’importe quoi, rien ne vaut le juste milieu. Or, c’est difficile d’être neutre dans ce dossier. On doit tellement pousser parfois pour atteindre ce milieu qu’on se fait traiter d’extrémiste!

Mais pourquoi tant vouloir nos organisation embarquer sur les médias sociaux? me direz-vous.

Je crois humblement que les organisations gouvernementales, pas toutes, mais certaines, ont un véritable avantage à court terme à tirer de ces médias sociaux. À long terme, tous en profiterons, mais il ne faudra pas trop tarder, car il y a une problématique majeure qu’il faut considérer: le facteur humain.

On dit souvent que la population est vieillissante au Québec, bien c’est la même chose au gouvernement: les fonctionnaires prennent leur retraite de plus en plus. Youppi! du sang neuf diront certains, mais aussi une perte majeur de connaissances.

Où est le lien avec les médias sociaux et les nouvelles approches de communication? Simple, si on veut profiter au maximum de ces réseaux sociaux, ceux qui ont les connaissances devraient être impliqués rapidement pour apprendre à les utiliser.

J’ai assisté, il y a quelques années, à une conférences de Thought Farmer, au WebCom. Cette présentation m’a fait réaliser à quel point nous sous-estimons les savoirs qui demeurent dans la têtes des gens et qui ne sont pas diffusés. Les médias sociaux, utilisés ici en intranet, combinés avec des approches de gestion efficaces, pourraient être une partie de la solution à ce problème de perte de connaissances dans les organisations.

Il importe que nos gouvernements prennent vite le pas et entrent de plein pied dans les médias sociaux. Non pas pour la promotion ou pour diffuser uniquement des communiqués de presse, mais surtout pour apprendre à maîtriser le mot clé de l’expression: social.

On devra de plus en plus permettre aux gens de connecter, d’échanger et de formaliser des savoirs tacites afin de les rendre explicites. Plus il y aura de gens qui maîtriseront les médias sociaux dans nos organisations, plus on sera en mesure d’adapter nos façons de faire internes.

Je suis content de voir que certains continue d’avancer, de pousser pour que les organisations fassent leur entrée dans le 21e siècle. Ce n’est pas facile, certains s’épuisent. J’étais las de devoir pousser, forcer.

Je ne peux qu’encourager mes collègues qui travaillent de leur côté et saluer leur courage. Peut-être verrons-nous enfin nos organisation évoluer tranquillement dans le bon sens en 2011. Suffisait-il que je parte un an pour qu’enfin les choses bougent? Seul l’avenir nous le dira!

Journée charnière

Aujourd’hui est ma dernière journée au gouvernement d’ici 2012, si tout va bien. Je quitte pour une sabbatique et vais aller travailler au fédéral pour un bout, puis je verrai par la suite (j’ai quelques mois sans emploi, on verra…).

Je me permet donc un petit bilan de ces années passées au gouvernement, je regarde derrière pour mieux me préparer vers l’avant.

Mes débuts

Ainsi, quand je suis arrivé au MSP, en 2001, c’était comme technicien. Je venais à peine d’avoir mon poste permanent, le PIV venait tout juste d’être approuvé (avec des normes qui, déjà, étaient dépassées), on avait le tout nouveau et rutilant (pour l’époque) IE6. Bref, c’était une période qui annonçait de gros changements.

On commençait à voir un intérêt pour les normes et standards Web. J’ai alors connu des gens comme Benoît Girard, qui organise les WebÉducation, Sylvain Carle, Denis Boudeau (cybercodeur à l’époque) et j’ai appris beaucoup de ces personnes.

Des présentations et une implication…

En 2002, j’ai ouvert ce blogue, où je continue encore à publier de temps en temps. J’ai aussi changé de statut, pour devenir professionnel. Bon, pour le commun des mortels, ça ne change pas grand chose, mais mes collègues du gouvernement vont comprendre.

J’ai approché Benoît pour faire des présentations au WebÉducation, j’ai commencé à m’impliquer sur la liste des Webmestres, j’ai participé à des comités interministériels, bref, je voulais faire avancer les choses.

Mes premières présentations traitaient des normes Web, les CSS et le Web en général. Je ne sais plus combien de fois je me suis retrouvé en avant au WebÉducation (sans blagues). Par la suite, le Web ayant changé, on parlait moins de normes, plus de Web social, d’analytique Web, d’utilisabilité

Je sentais que je pouvais peut-être faire une petite différence, faire bouger les choses. Nous avons engagé des stagiaires, j’ai même formé des collègues d’autres ministères en les prenant en stage au bureau. Plus il y a de gens qui savent bien utiliser le Web, mieux le gouvernement se portera.

Au début, je travaillais surtout sur le design de systèmes, comme web designer puis comme spécialiste de l’expérience utilisateur. Je faisait surtout des CSS et les gabarits HTML et, plus tard, j’ai bifurqué vers les wireframes, architectures de contenu, tests d’utilisabilité et autres sujets palpitants.

En 2006, gros changement, mon équipe se retrouve responsable du Web pour les organismes ministériels. Je deviens donc chargé de projet et dois sélectionner un CMS pour le MSP. On fait une étude et on choisit TYPO3. Depuis, nous avons une trentaine de sites montés sur ce produit.

Un point culminant

Depuis 2007, mon équipe n’est plus impliquée dans le développement de systèmes au ministère, nous ne faisons que du Web informationnel. C’est dommage, mais nous avons eu un projet pour nous occuper: la refonte du site ministériel.

Ce projet a été le point culminant de ma jeune carrière. Je crois que c’est un succès. Il a été bâti sur d’autres succès, comme le site Internet du Bureau du coroner.

Tout y est passé: la gestion de projet, l’utilisabilité, l’enquête utilisateur, l’intégration Web, l’accessibilité. Bref, ça a été une occasion superbe pour mon équipe et moi d’apprendre et de mettre en pratique nos connaissances, de prouver nos compétences.

Un besoin de changement

Depuis, je dois avouer que c’est un peu moins excitant. Le site a été mis en ligne en avril dernier, mais peu de projets sont venus par la suite. Nous connaissons tous le contexte gouvernemental actuel, avec les limitations budgétaires et les réglementations plus lourdes, ce qui limite grandement le développement du Web.

J’en étais rendu à une période charnière. Je devais voir ailleurs, faire autre chose pendant un certain temps. Une sabbatique était donc toute indiquée et je reviendrai en 2012 avec un nouveau bagage et, peut-être que, d’ici-là, les choses vont reprendre tranquillement.

Le Web me tient à coeur, surtout au gouvernement. On pourrait tellement faire plus! Je souhaite continuer dans la même veine et faire avancer les choses.

Mais pour l’instant, je prend une petite pause…