BPMN

Voilà que, dans le cadre d’un boulot, je commence à m’initier au Business Process Modeling Notation (BPMN). Ouais, z’allez dire qu’il était peut-être temps, ou bien carrément: «kossé ça?»… Je vais tenter de répondre aux deux commentaires!


Quoi que pas très sexy à première vue, le BPMN est un outil fort intéressant pour modéliser des processus.

Le syndrôme du «Kossé ça?»

Le BPMN, c’est ni plus ni moins une manière de codifier visuellement les processus d’affaires qui sont en place dans une organisation. Ironiquement, c’est pas quelque chose qu’on avait tendance à faire dans le cadre de nos projets. Traditionnellement, quand j’aborde un développement de site ou de système, je me colle plus à une approche comme le User centered Design (UCD).

Généralement, tout designer qui se respecte fait quelque chose qui se rapproche de près ou de loin à du UCD, étant donné notre formation. Comment? on tente de comprendre les processus, les besoins, les volontés et les limitations liés à l’utilisation d’un produit. Je ne suis pas certifié en la matière, mais plutôt un autodidacte, donc pas un spécialiste à proprement parler. Alors, que fait le BPMN là dedans?

Le BPMN permet de codifier visuellement (et textuellement) les processus d’affaires d’une entité, ainsi d’avoir un diagramme qui explique comment sont faites les choses par étape, un workflow, en bon français. Je dirais que c’est un bon complément à une approche centrée utilisateur car ça vient compléter l’analyse que l’on fait du besoin.

Pourquoi maintenant?

On a eu droit à une petite présentation d’introduction au BPMN au bureau et ça m’a accroché. J’ai tout de suite trouvé un lien direct avec le boulot de Web designer. Nous devons à tout moment modéliser des processus et on utilisait parfois tant bien que mal le UML. Encore une fois, j’ai appris sur le tas et, dans ce cas, j’ai toujours trouvé ça laborieux. BPMN est nettement plus près de mes besoins et connaissances!

Il est certain que le BPMN n’est pas la panacée, mais disons que c’est un outil de plus dans notre arsenal.

Ok, on fait ça comment?

C’est assez simple. Si ça vous intéresse, je vous invite à aller chercher l’aide mémoire (qui s’apparente à un cheat sheet) de BPMN. En parallèle, vous pouvez vous initier par l’utilisation d’un outil fort simple comme Aris Express.

Bon, l’outil est simple, mais difficile à installer dans un environnement comme celui de mon bureau!

Pour ceux qui ont Visio, des versions récentes, il y a plein de plug-ins BPMN que l’on peut installer gratuitement. Petit hic, par contre, ces plug-ins sont des banques de visuels pour les diagrammes, mais il n’y a pas les règles de positionnement (ou semblent incomplètes) telles que dans Aris Express, car des «erreurs de notification» sont possibles (des trucs que BPMN ne permet pas sont possibles dans Visio, et non dans Aris).

Sinon, il y a toujours le bon vieux papier et crayon 😉

Et alors?

Je commence à m’y mettre tranquillement. Comme bien des trucs, j’apprends sur le tas et je fais des lectures sur le sujet. Heureusement, c’est assez simple, logique et facile d’utilisation.

Si vous avez à travailler auprès de clients pour informatiser certains aspects de leurs processus, je vous conseille fortement de vous y mettre. Et si vous êtes Web Designer, il y a fort à parier que vous y trouviez votre compte.

Expérience utilisateur pour les nuls

Quel superbe article! L’expérience utilisateur pour les nuls, 101, démystifié… nommez ça comme vous voulez, mais c’est enfin un condensé de l’ensemble des théories, vues, visions et autres idées des grands penseurs de l’expérience utilisateur: Garrett, Nielsen, Morville

J’apprécie l’ensemble de l’oeuvre, mais tout particulièrement la portion où il est question de gestion de projet et de biens livrables. Effectivement, trop souvent, on se fait dire que d’implanter une approche centré utilisateur est difficile:

  • Quand doit-on faire des prototypes?
  • Quand doit-on faire des testes d’utilisabilité?
  • Quelles sont les étapes de réalisation?

L’auteur présente un schéma qui résume l’ensemble des tâches, biens livrables et les moments où on devrait faire des preuves de concept (prototypes). Juste ce petit diagramme vaut l’article au complet, pour mes besoins, du moins!

Je travaille dans un monde d’informaticiens qui sont habitués à travailler avec une méthode traditionnelle (voire rétrograde), ce qui, selon l’auteur de l’article, n’est pas adapté à une approche d’expérience utilisateur.

Effectivement, si on réfère à son avant-dernier diagramme, on voit bien vite que les méthodes dites agiles sont nettement plus adaptées!

N’allez pas croire que je renie le début de l’article, au contraire! il démystifie et explique ce qu’est le champ de travail de l’expérience utilisateur, les composantes, les théories…

Bref, pour ceux qui veulent faire comprendre que l’utilisateur est au centre du développement et que l’on devrait peut-être s’en soucier plus, histoire d’éviter des développements pathétiques d’applications telles que des SAGIR…

SVN pour les designers

Ah Ha! comme dit le gars de Familiprix! Je l’avais (pré)dit! SVN, ou tout autre gestionnaire de sources, est un outil très très très intéressant pour les designers de ce monde, et voilà un article qui enfonce le clou!

Subversion est un gestionnaire de sources. Perso, je crois que cet outil a littéralement changé ma vie (enfin, celle que je vis au bureau), car ça permet tellement de choses concrètes, telles que:

  • Le travail en équipe, sans se marcher sur les pieds;
  • Un retour en arrière facile dans notre code;
  • Voir les conflits de code entre diverses versions;
  • Avoir des versions, justement, ce qui est franchement génial;
  • Centraliser le dépôt des sources et avoir un contrôle constant sur celles-ci;
  • … et j’en passe!

Depuis que mon équipe a triplé (bref, depuis que nous sommes trois), la notion de gestion de sources est essentielle. Par exemple, si une collègue a des problèmes de code, je n’ai qu’à aller chercher la version problématique sur le serveur de sources, de travailler dans mon environnement et, si je corrige le tout, le pousser dans SVN, elle aura automatiquement accès aux corrections, avec un simple «update»

Le travail avec les équipes de développements est grandement facilité aussi. Ils ont accès au code, aux gabarits, à tout moment, et la dernière version, celle qui est fonctionnelle. Le tout couplé à Maven permet même de rendre le tout transparent grâce au POM

Ça fait maintenant deux ans que nous utilisons une approche avec, comme point central, le gestionnaire de sources. Je n’ai aucune envie de revenir en arrière et je vous conseille ardemment à regarder de ce côté si vous n’avez pas encore implanté une telle pratique chez vous. Même si vous êtes un designer!

The Essential Guide to User Interface Design


The Essential Guide to User Interface Design: An Introduction to GUI Design Principles and Techniques (3rd Edition) est un livre en format PDF, complètement gratuit (m-à-j: est-ce légal?), à télécharger dès que vous le désirez…

C’est une sacré brique de près de 900 pages! Tout un outil de référence!

Petite note: le fichier est en WinRAR, vous devez donc disposer d’un décompresseur de ce type de fichier et au gouv, ben, on a tous WinZip, ce qui ne nous avance pas beaucoup. Heureusement, il y a 7Zip qui fait le travail, est gratuit et s’installe même si vous n’avez pas les droits d’administration! Vive l’open source!

Mise à jour: La question de la légalité et de la moralité de la chose me chicote… je ne prends pas de chance et enlève le lien sur le document… désolé…

C’est quoi mon job?

Ce matin je présente à différents collègues et chefs d’équipe c’est quoi mon job, mon travail quotidien.

Dans les faits, mon travail consiste en deux branches principales, soit le design de sites Web et le design d’applications Web. Je traite surtout du second sujet. Pour arriver à présenter le sujet, j’ai travaillé avec MindMeister et pondu un genre de carte heuristique, une arborescence des différentes tâches quotidiennes d’un Web designer impliqué dans le développement d’applications Web.

Carte heuristique de mon travail quotidien comme Web designer en développement d'applications Web

Ça peut vous sembler ridicule comme idée, de présenter c’est quoi mon job à mon patron et mes collègues, mais il n’en n’est rien. Cet automne, je discutais avec Daniel Lafrenière qui me disait justement qu’une bonne proportion de notre travail consiste en de la formation, de l’enseignement sur ce qu’est notre rôle dans un projet. Étant donné que mon chef de service est relativement nouveau dans l’organisation, il est donc normal (voire habituel) de faire ce type de présentation.

Il y a aussi un autre facteur, soit l’organisation gouvernementale elle-même. Peut-être ceux qui sont dans un autre secteur, ou même une autre province / pays ont de la difficulté à comprendre, mais ici, tout est sectorisé, tranché au couteau. Un analyste fonctionnel fait les écrans. Un programmeur fait le code. Point. Or, la venue de Web designers dans cette structure vient brouiller les cartes légèrement.

Nous faisons tant les écrans que du code. Mais nous faisons aussi bien plus que ça, vous n’avez qu’à jeter un oeil sur la portion du haut de la carte! Tout le volet que j’ai nommé «design centré sur l’utilisateur» ou celui sur les design patterns…

Je tenais à présenter ici le schéma, je trouve que ça présente assez bien ce que je fais dans un développement de projet. À titre indicatif, les petits drapeaux rouges indiquent des «biens livrables» (ils aiment bien qu’on parle comme ça en gestion).