Redonner vie à mon netbook grâce à Chrome OS

J’ai acheté, en 2010, un petit netbook Asus EeePC. Une petite machine qui ma rendue de grands services tout au long de sa durée de vie utile. Dernièrement, sa vie utile commençait à s’achever. Windows 7 starter peinait, même après une réinstallation complète, à effectuer des tâches simples… comme démarrer. Ça pouvait prendre jusqu’à 5 minutes avant de pouvoir ouvrir un fureteur!

L’ordinateur était lent. D’une lenteur si exécrable que je rebutais juste à ouvrir l’ordinateur. Je pensais m’en débarrasser, le lancer par la fenêtre ou simplement sauter à pieds joints dessus. Bref, j’étais à bout.

Mon budget ne me permettait pas de faire de folles dépenses et m’acheter une grosse tablette Samsung ou bien un superbe appareil comme un ultra book… J’en étais à regarder du côté des Chromebooks, ces ordinateurs qui sont, dans les faits, les successeurs des netbooks.  Bref, une solution temporaire pas trop coûteuse.

C’est alors que j’ai eu une idée: pourquoi ne pas installer Chrome OS sur mon netbook? C’est certainement possible, non? Oui, ça l’est, et ça fonctionne à merveille!

Une soirée et c’est fait!

J’ai fait une petite recherche sur le sujet, en une soirée. Tout d’abord, il faut savoir que Chrome OS n’est pas disponible pour installation sur un appareil, malheureusement. Par contre, il existe une alternative, celle que les bidouilleurs dans mon genre ne se gênent pas d’utiliser: la version de développement. Chromium OS.

Pour ceux qui l’ignoreraient, Chromium est le projet OpenSource de Chrome. C’est là dessus que sont basés l’OS et le fureteur. Il est possible de prendre une version de l’OS et de l’installer sur un ordinateur, qui, à la base, n’a pas été conçu pour ça. Petite note ici, certains appareils ne sont pas compatibles ou peuvent avoir de gros problèmes de fonctionnement. Heureusement, ce n’était pas mon cas.

Comment on fait?

Ça ne prend pas de connaissances poussées en informatique pour réussir, une petite base fait l’affaire. En premier lieu, vous devez savoir que, pour que ça fonctionne, il faut installer ChromeOS sur une clé USB ou, comme dans mon cas, une carte SD, pas sur le disque dur de votre appareil.

J’ai tenté de le faire, je n’ai pas réussi… J’ai tout de même trouvé une solution que je n’ai pas essayé encore… Tant pis, une petite carte SD de 4 Go dans le netbook, configuration du Bios (on en reparlera) et c’est fait!

Donc, je vous invite à consulter le site de hexxeh, qui a fait une mouture de Chromium OS (vanilla) disponible pour téléchargement et installation sur une clé USB.

La procédure est simple, vous téléchargez le fichier, vous le décompressez pour avoir l’image. Un fois fait, vous démarrez Win32 Image Writer et vous le poussez sur votre clé USB ou votre carte SD. Un démarrage et c’est fait! Si c’est Windows qui démarre, il faut aller jouer dans le BIOS – faire F2 au démarrage pour indiquer à l’ordinateur de démarrer à partir de la carte SD.

C’est le bout le plus complexe pour un néophyte. Sinon, c’est relativement simple. Petite note: on parle ici d’un Chromium OS version de avril 2013 (pas de nouveaux builds depuis)…

Mais ça donne quoi, finalement?

Grâce à ma nouvelle configuration, j’ai réussi à donner une nouvelle vie à un ordinateur peu puissant, qui est âgé de 4 ans. De plus, je peux tester Chrome OS et l’univers des Chromebooks avant de faire le grand saut et m’acheter un nouveau jouet.

Je réalise assez rapidement que Chrome OS avec la multitude d’applications dédiées me permet de faire pas mal tout ce que je pouvais faire avec mon netbook avant… dans les faits, je suis déjà un gros utilisateur de l’univers Google (Drive et cie), j’étais donc un client convaincu!

Je vis malgré tout quelques désagréments. En premier lieu, le trackpad, le pavé tactile, me cause des misères. Si je laisse mon netbook tomber en veille, il se désactive, je dois donc faire un reset du poste. Bon, c’est pas trop stressant, puisque le redémarrage prend une trentaine de secondes… c’est juste un peu dérangeant. De plus, si j’utilise deux doigts pour défiler (scroll), le curseur se déplace de gauche à droite. Un désagrément.

Je n’ai pas non plus réussi à configurer l’impression avec Google Cloud Print, et ce même si ça fonctionne à merveille sur mon téléphone Android… Et les trucs en Flash (comme certains sites avec vidéos), ne fonctionnent carrément pas. Beuh.

Malgré tout, ça fonctionne relativement bien, pour peu que l’on soit tolérant et, surtout, bidouilleur. Ça me permet de prendre encore quelque temps avant de devoir m’acheter une nouvelle machine. C’est cerain que ce n’est pas devenu une bombe, mais c’est déjà nettement mieux que ce que j’avais!

Malgré tout, je reluque du côté des «vrais» Chromebooks!

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Utiliser un outil moderne dans un environnement qui ne l’est pas…

Depuis quelques semaines nous utilisons une tablette Microsoft Surface Pro au bureau comme outil de travail, principalement dans le cadre de réunions ou ateliers de travail. Nous avons aussi un iPad et une Nexus 10. L’utilisation des tablettes au travail fait partie d’une série de tests que nous faisons pour s’assurer du fonctionnement optimal de nos réalisations Web sur interfaces tactiles.

La tablette Surface de Microsoft est légèrement différente. De par l’utilisation d’un Windows 8 pro et la possibilité d’y installer une suite office complète et tous les autres outils nécessaires à notre travail, la tablette pouvait dès lors servir un usage plus élaboré.

L’avantage de la tablette Surface est sans contredit la possibilité d’installer des logiciels Windows réguliers, comme Axure, qui nous permet de faire du prototypage en ateliers de travail.

Pourquoi est-ce que je parle de notre expérience avec cette tablette? Ce n’est pas nouveau, le Web regorge de ce genre d’articles. Que vais-je pouvoir apporter de plus? En fait, ce dont je veux vous faire part est principalement mon utilisation quasi quotidienne d’un appareil moderne, de dernière génération, dans un environnement qui, lui, peine à suivre les développements technologiques. Nous avons donc vécu divers défis intéressants et ça nous permet de faire un «reality check» de cet outil dans un contexte réel d’utilisation.

Petite note, je ne critique pas la tablette Surface, je fais plutôt le constat de l’utilisation de ce genre d’outil dans un contexte de travail gouvernemental. Je ne veux pas que l’on pense que je fais du «MS bashing» ou autre.

L’appareil

La tablette que nous utilisons est une Surface Pro et non la version RT, qui n’aurait pas été très pratique, les logiciels réguliers ne pouvant y être installés. Sur cette tablette, nous avons installé la suite office 2013, quelques logiciels nécessaires à notre travail et, bien entendu, des fureteurs autres que Internet Explorer.

Notre commande initiale au groupe responsable des achats était pour une tablette, croyant à tort que le clavier était inclus par défaut (après tout, ils ne cessent de danser avec dans les publicités). Or, il s’avère que le clavier est une option… mais, sérieusement, ce n’est pas optionnel.

Nous avons profité de la présence d’un port USB sur l’appareil pour y brancher un clavier standard lors des réunions, le clavier virtuel étant… virtuellement inutilisable. Il prend une portion importante de l’écran et utiliser Word dans ces conditions est inconcevable. De plus, il n’apparaît pas automatiquement lors de la sélection d’un champ texte, il faut taper sur le petit bouton!

À titre indicatif, il existe une fonction de reconnaissance de caractère en utilisant le crayon. Je trouvais que c’était peu pratique d’écrire à la main sur la tablette alors qu’elle est branchée à un projecteur. Bref, cette fonctionnalité n’a pas été d’aucune utilité, je ne l’ai même pas testée et ce malgré qu’on m’ait rapporté que c’est assez puissant. À voir.

Ainsi, après quelques jours, nous avons commandé un clavier, celui qui vient avec la tablette et qui fait aussi office de protection. Première critique, il faut tenter de trouver la différence entre les deux types de claviers disponibles sur le site de Microsoft. Je croyais avoir commandé le plus facile à utiliser (type vs touch)… finalement, je serais curieux de voir l’autre. Il réagit au toucher (en tapant sur la touche), mais pas toujours. Le contraste physique entre les touches est faible, le positionnement des doigts est difficile. Mais c’est toujours mieux que le clavier virtuel!

Le clavier de la tablette nécessite un certain ajustement. Il est très mince et assez sensible au toucher… mais pas toujours!

Un autre problème rencontré est la connectivité. Il faut un adaptateur mini DVI pour brancher un écran sur la tablette si nous désirons faire une projection. On m’a dit que le format mini DVI est maintenant standard sur les portables récents… C’est là tout le problème, aucun adaptateur n’était disponible au bureau, sauf celui d’un consultant travaillant sur un Mac Book. Nous avons dû lui emprunter et nous devrons en commander prochainement.

Finalement, la tablette est très différente de toutes les autres que j’ai rencontré. Elle est très épaisse et assez lourde. Même que c’est inconfortable d’avoir à se déplacer avec. Les coins sont anguleux, ce qui est particulier.

Oh, j’oubliais, elle vient avec un stylet qui, faut l’avouer, n’ajoute pas grand chose à l’utilisation.

Bref, c’est une tablette bien différente…

L’utilisation

Dès la première utilisation, la tablette Surface sort un peu de l’ordinaire. Il faut dire que c’est Windows 8, qui n’est pas nécessairement facile d’approche. De plus, on doit avouer que c’est plus ou moins un système adapté à l’usage d’une tablette… c’est un genre d’hybride qui se cherche une identité…

Clavier

Bref, sans clavier, c’était une véritable catastrophe. Nous ne pouvions faire de saisie rapide, il fallait toujours ajouter un clic pour ouvrir le clavier virtuel, et un autre pour le refermer… M’enfin, pas dans tous les contextes, ça semble un peu aléatoire.

Il est difficile parfois de cliquer sur le bouton pour faire apparaître le clavier virtuel, l’icône étant minuscule, on vit souvent le phénomène des «gros doigts»…

Dès qu’un clavier (USB) a été branché, nous avons réalisé que nous utilisions la tablette «au clavier», sans exploiter l’interface tactile! Pis, nous avons commencé à rechercher une souris! La tablette surface est donc plus utilisable avec un clavier et une souris!

Une fois le clavier de la Surface arrivé, les choses ont changé. Nous avons pu l’utiliser de façon plus optimale et, de façon plus ou moins surprenante, c’est le pavé tactile qui prend le dessus sur l’interface tactile de l’écran. Encore une fois, on se demande quel est la plus-value de cette interface.

Projecteur

Nous avons branché la tablette à un projecteur, ce qui nous a bien fait rigoler. L’interface a été par défaut réduite à un écran de très petite taille, le ruban de Word prenant un tiers de l’écran, la «barre des tâches» l’autre tiers, ne laissant qu’un tiers pour le contenu! Soit quelques lignes.

Après s’être battu avec les configurations, nous avons réussi à l’utiliser dans un format 16:9 plus standard. Encore une fois, le manque de souris s’est fait remarqué (difficile de faire un clic droit avec un doigt sur l’écran).

Réseau

Au gouvernement, rares sont les endroits dotés de réseaux sans-fil. Nous en sommes encore aux bons vieux RJ-45… qui ne peuvent être branchés sur la tablette. Il devient donc impossible d’utiliser Internet ou le réseau interne de l’organisation sans Wifi.

C’est une limitation que nous avions déjà rencontré avec les autres tablettes. La Nexus 10 n’étant pas 3g, nous avions pris l’habitude de partager le réseau du iPad qui, lui, dispose de son accès. La tablette Surface dispose quant à elle d’un port USB, on peut alors y brancher une borne d’accès 3g, à condition de ne pas monopoliser le port par le claver!

L’autonomie de la tablette laisse à désirer. La réserve de la batterie a tendance à baisser assez rapidement, tout au plus 4h d’autonomie dans un contexte d’utilisation en atelier de travail.

Constat final…

Bref, la tablette Surface de Microsoft est un produit qui nous est très utile dans un contexte de réunions et de rencontres de travail, malgré ses limitations et ses drôles de réactions. Par contre, je dois dire que c’est loin d’être une tablette traditionnelle, pour avoir essayé la Nexus 10 dans le même contexte.

Sa force réside dans l’utilisation des outils de la suite Office, qui sont généralisés au gouvernement. Excel, Word, Power Point et autres logiciels de notre quotidien qui ne font pas partie de la suite Office sont utilisables comme sur n’importe quel portable.

C’est un outil doté des fonctions modernes, soit le port mini DVI, le Wifi, peu de prises USB, mais dans un environnement qui n’est pas moderne, on rencontre des murs qu’il faut tenter de franchir avec des méthodes parfois un peu tordues.

Je compléterai en disant que la tablette Surface n’est pas une tablette. Elle est inutilisable sans clavier disposant d’un pavé tactile. C’est un excellent ultra-portable et devrait être vendue en tant que tel. Elle est un peu trop avancée pour nos organisations, ce qui,ironiquement, pourra peut-être aider à faire avancer les choses.

Dell: Boutique 100%, paiement, 50%

Hier, je me suis surpris à commander un ordinateur chez Dell… Non pas que ce soit dans mes habitudes de me payer un joujou d’une valeur si élevée, mais plutôt que le processus de Dell m’a fait un peu… disons… sursauter!

Ça faisait plusieurs jours que je «zyeutais» un portable Dell… J’ai fait du magasinage un peu partout, épluché les circulaires de Bureau en gros ou Future Shop, mais le modèle Studio 17 de Dell me faisait toujours de grands signes d’adoration… et j’ai craqué!

Je suis donc allé sur la boutique de Dell, trouvé le portable qui m’intéressait et l’ai configuré. Ouah! Quelle expérience utilisateur! Ça se fait bien, c’est facile et, si on a une question, on clavarde avec un représentant… il m’a ainsi confirmé que, si je me fie à ses dires, Windows XP est natif sur la machine, Windows Vista viendra plus tard.

Bon, passons au paiement… là, les choses se gâtent. Il n’est pas possible de revenir en arrière lorsque l’on a passé une étape (et il n’y en a que trois). Sans trop m’en rendre compte, j’avais cliqué sur le bouton d’achat. Voilà, c’est fait. Le libellé portait à confusion… mais bon, j’étais rendu à cette étape, fallait donc s’y attendre, non?

Alors, voilà. D’ici la fin décembre, je vais être propriétaire de tout nouvel ordinateur! J’ai bien hâte de recevoir mon nouveau jouet!